3 premiers gestes pour commencer à réduire ses déchets en cuisine

Si vous voulez commencer à réduire vos déchets en cuisine, je vous partage les 3 premiers gestes faciles à mettre en place pour ce faire.
11 Apr 2017
AlimentationMinimalisme

3 premiers gestes pour commencer à réduire ses déchets en cuisine

Milena & Co - 3 premiers gestes pour réduire ses déchets en cuisine

1. COMPOSTER SES DÉCHETS ORGANIQUES

Selon une étude de l’Etat sur l’environnement wallon, la part des déchets organiques dans la production totale de déchets d’un ménage s’élève à 54% [1]. La gestion de ces déchets organiques par les pouvoirs publics engendre en réalité plus de production de méthane que si ceux-ci se décomposent dans la nature car il s’agit d’une décomposition sans oxygène. Mais également, cette activité provoque des coûts financiers et environnementaux très importants notamment au niveau des camions poubelles, des sacs poubelles en plastique et de l’incinération des déchets.

Le compostage individuel est une solution qui ne demande pas beaucoup d’effort et qui a un impact positif non négligeable sur l’environnement !

  1. Compost ménager : Le plus pratique, même si cela prend un peu de temps, ce sera évidemment de composter vos déchets dans un compost ménager chez soi, intérieur ou extérieur, si vous avez la place, et de le réutiliser ou de le donner pour votre jardinage ou pour des potagers de quartier par exemple. Il existe plusieurs sortes de compost ménager : en tas (grand jardin), en bac ou silo (jardin moyen), en fût à compost (petit jardin) et le lombricompostage (intérieur, terrasse ou jardin, uniquement pour les déchets de cuisine).
  1. Compost collectif : Il existe de plus en plus d’initiatives de composts collectifs à Bruxelles et partout ailleurs. C’est la solution pour laquelle j’ai opté: je fais partie d’un collectif de quartier dans la commune de Watermael-Boitsfort. Vous pourrez trouver un compost collectif près de chez vous sur le site de l’ASBL Worms. Si vous êtes motivés, vous pouvez toujours en créer un en demandant des subsides à votre région ! Vous pourrez vous procurer un conteneur orange de la ville de Bruxelles dans un Recypark ou à l’administration communale pour y récolter vos déchets en attendant de les déposer au compost collectif.
  1. Collecte publique de sacs des déchets alimentaires : il existe à présent un nouveau sac poubelle orange à Bruxelles qui permet de jeter tous les déchets alimentaires. Je vous invite à regarder les endroits où se procurer un conteneur orange sur le site de Bruxelles environnement.

 

Quels déchets mettre ou ne pas mettre dans notre compost et sac des déchets alimentaires ?

Compost et sac de déchets alimentaires :

  • Épluchures de fruits et légumes de 5 à 10 cm (pas les noyaux donc). Les agrumes ne se décomposent parfaitement que lorsque la température atteint 60°C, à conserver peu de temps dans votre conteneur et à mélanger donc avec du compost mûr
  • Restes de repas (y compris viande et poisson) en petites quantités à recouvrir par du compost frais ou feuilles mortes, pailles, copeaux de bois, etc.
  • Aliments périmés (sans emballage)
  • Marc de café et sachets de thé
  • Papiers essuie-tout, mouchoirs et serviettes en papier, sacs biodégradables

Compost uniquement :

  • Coquilles d’œufs, de noix, de crustacés concassées
  • Os, carcasses et arrêtes en petites quantités et pilés
  • Litières biodégradables des petits animaux domestiques
  • Cendres de bois en petites quantités
  • Déchets de jardinage (coupe de gazon, feuilles mortes, branches coupées en petits morceaux, paille, foin, fleurs). Attention : pas de rosiers, arbres fruitiers, arbustes porteurs de maladie
  • Cartons épais (sans auto-collants)

 

 

2. S’ÉQUIPER AVEC DE BONS OUTILS DE CUISINE

Je pense que pour réduire nos déchets, il faut aussi se mettre à cuisiner plus souvent. Pour pouvoir cuisiner plein de choses variées à partir de produits de base, je vais vous citer mes indispensables en cuisine. C’est un budget au début mais si nous achetons des outils de bonne qualité, cela va vous durer dans le temps et rentabiliser largement l’investissement ! De plus, vous pouvez vous équiper petit à petit, cela vous permet d’espacer vos dépenses au fur et à mesure du temps et surtout de mieux réfléchir à ce dont vous avez besoin selon vos habitudes et vos préférences culinaires.

Ils font de très bons cadeaux d’anniversaires et de fêtes de fin d’année ! Moi-même je n’ai pas encore acquis tout le matériel que je souhaite dans ma cuisine.

 

Quelle est la différence entre un blender et un robot ménager et comment bien les choisir ?
  • Blender : C’est une machine avec une lame dans un contenant vertical qui mixe principalement des préparations liquides comme des smoothies, milk shakes, des soupes, etc. J’ai le Vitamix Pro 300 que j’utilise le plus souvent pour faire mon lait d’amandes onctueux zéro déchet ou pour réduire les flocons d’avoine ou amandes en farine. Si vous avez le budget pour investir, je vous conseille de vous acheter un blender puissant type Vitamix ou Blendtec ou encore Dualit (plus abordable). Le contenant est en plastique mais de bonne qualité. Il résistera mieux à la chaleur et cassera moins facilement qu’un contenant en verre.
  • Robot ménager (food processor en anglais) : C’est une machine avec une lame en « S » qui mélange de façon horizontale les ingrédients secs et demi-secs et préparations semi-liquides. Il est utilisé pour mélanger, par exemple, une pâte à gâteau, à tarte ou à pizza, pour râper, pour faire des tartinades, des beurres ou purées d’oléagineux (si très puissant min. 1500W), etc. J’ai le Dualit XL1500 et j’en suis ravie ! Je l’utilise presque tous les jours pour faire du houmous crémeux, des boules d’énergie, du beurre d’amande, purée de cajou ou beurre de noisette, pour râper du chou et des carottes pour un bon coleslaw ou une choucroute, etc. Je vous conseille aussi les marques Cuisinart et Magimix. Assurez-vous d’avoir une bonne puissance si vous voulez réaliser un maximum de préparations.
  • Mini hachoir : Cette petite machine servira principalement pour hacher en petites quantités, pour les sauces. Dedans, je prépare la sauce tamari/tahini pour une salade de chou kale d’hiver, le crumesan de noix du Brésil ou encore la sauce cajou pour un coleslaw. J’ai celui de la marque SEB Optimo 300W que j’adore mais ils ne le produisent plus, alors je vous conseille un petit robot similaire bon marché du même type à tête renversée comme celui de chez Moulinex.

Vous pouvez bien sûr commencer par acheter un blender qui pourra aussi convenir pour quelques préparations que je fais avec mon robot ménager, mais il sera par exemple plus difficile de faire des beurres d’oléagineux avec un blender même puissant !

 

Quel matériel utiliser pour bien découper ?
  • Couteau : Rien de tel qu’un bon couteau ! C’est un de mes prochains achats. J’aime les gros couteaux plutôt en acier pour les gros légumes durs comme le potimarron ou le butternut. Les couteaux japonais sont assez réputés. Je préfère les plus petits couteaux en céramique pour couper les autres fruits et légumes car ils sont plus légers et plus faciles à manipuler que ceux en acier. Par contre, leurs désavantages sont qu’ils ne peuvent pas aller au lave-vaisselle et qu’ils sont très facilement cassables s’ils tombent ! Je vous conseille les marques Saveur & Dégustation et Kyocera.
  • Planche à découper : Ca va de pair avec le bon couteau évidemment ! Par rapport aux planches en plastique, les planches en bois sont plus écologiques et perdurent plus dans le temps car elles peuvent se nettoyer plus facilement (si très sale, elles se poncent et se vernissent facilement) et car elles se déforment moins. Par contre, elles sont plus lourdes, mais si vous avez la chance d’avoir un grand plan de travail en cuisine vous pouvez laisser une grosse planche en bois en continu et passer un coup d’éponge par dessus pour la nettoyer. Sinon, achetez une planche en bois moins épaisse et donc moins lourde.

 

Quels accessoires pour se faciliter la vie ?
  • Tasses et cuillères à mesurer : Ces tasses sont plus souvent utilisées dans le monde anglophone mais à tord ! Elles sont tellement pratiques et ne coûtent vraiment pas cher. Il faut juste s’y habituer, mais une fois adoptées, elles ne vous quittent plus ! Ces petits contenants de mesure, en général en lot de 8 tailles différentes, permettent de ne pas devoir peser ou mesurer à l’aide d’un bol mesureur, ce qui vous prendrait plus de temps à manier et à laver qu’autre chose ! Voici (Voyez?) celles que j’ai achetées sur internet.
  • Sac à lait végétal : S’il y a bien une chose pas chère et qui change la vie pour les personnes qui consomment beaucoup de lait végétal, c’est bien cela ! Je l’utilise pour faire du lait d’amandes chaque semaine. Ça permet de produire moins de déchets, faire des économies, de faire la recette de lait que nous préférons (noisette, amande, cajou, avoine ou un mix), de contrôler le pourcentage d’amandes contenu dans le lait et surtout de faire la quantité exacte dont on a besoin sans devoir acheter 1 litre de lait végétal. Vous pouvez l’acheter pour 6,90€ sur internet.
  • Maryse : aussi appelée lèche-tout, cet ustencile avec un bout en caoutchouc ou en silicone permet de racler parfaitement tous les récipients pour ne pas perdre une goutte de préparation. J’ai plusieurs tailles dont une mini maryse super pratique pour les petits bols et mini hachoir!

 

 

3. SE PROCURER DES CONTENANTS RÉUTILISABLES

  • Gourde : Pour ne plus acheter de bouteille d’eau en plastique. Buvez l’eau du robinet ou achetez de l’eau en bouteille en verre si vous n’aimez pas l’eau du robinet, mais sachez que celle-ci ne vous fera pas de mal ! J’utilise une gourde de la marque Klean Kanteen.
  • Bocaux en verre : Pour conserver ou acheter des aliments humides ou très fins en vrac (purée d’amande, tahini, yaourt, miel, thé, épices, farines, bicarbonate de soude, etc.). J’utilise soit des bocaux recyclés d’aliments achetés en bocal dans le passé comme des pois chiches, haricots verts, petits pois, compote de pommes, etc, soit des bocaux achetés de la marque Le Parfait ou Weck (ou encore dans une grosse chaîne de magasins de déco bleu et jaune, mais je préfère à présent privilégier les marques traditionnelles et spécialisées !).
  • Bouteilles en verre : Pour tout ce qui est liquide comme les huiles, tamari, vinaigre, shampoings, produit vaisselle, vin, jus, etc. Pour ma part, j’ai récupéré de petites bouteilles transparentes de jus pressés à froid achetées dans les magasins bio. Vous pouvez faire de même ou vous en procurer dans des magasins en vrac (la marque Jean Bouteille est prévue à cet effet) ou encore dans une grosse chaîne de magasins de déco bleus et jaunes (c’est toujours mieux que de continuer à utiliser full plastique je pense ?).
  • Tupperwares plats en verre ou en plastique : Pour tout ce qui est viande, poisson, charcuterie, fromage et plat à emporter. Et oui quand même on peut se permettre d’avoir quelques boîtes de conserves en plastique car le verre ça casse, c’est lourd et ça coupe ! C’est plus pratique à emporter pour les lunchs au travail et pour la boite à tartines des enfants. Mais non, le plastique n’est pas recyclable à l’infini comme le verre…
  • Sacs en tissu : Pour acheter des aliments secs en vrac (graines, noix, céréales, légumineuses, etc.). et fruits & légumes et éviter d’utiliser des sacs, sachets en plastique ou même en papier (vous voyez lesquels? les sachets en papier brun fin qui ne sont pas biodégradables même en magasin bio). Personnellement, j’ai récupéré du tissu et ma maman m’en a fait des super sacs à vrac avec une ficelle pour les refermer. Mais vous pouvez en acheter sans problème des tout faits sur internet ou dans des magasins bio ou de vrac.

Le fait d’amener ses propres contenants au supermarché, marché, magasin bio ou de vrac demande un peu d’anticipation, certes, mais faisons au mieux sans nous mettre de pression. Au début, nous les oublions peut-être en allant faire nos courses mais nous nous habituons vite et nous les prenons avec nous de plus en plus car une fois que nous nous y mettons, ça devient fun et ça fait tellement du bien de ne pas devoir gérer et jeter des déchets inutiles !

 

 

[1] Environnement Wallonie, Les Guides de l’Ecocitoyen, « Guide de compostage » (2007)

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